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DOHA
WTO MINISTERIAL 2001:
NOTES D'INFORMATION
COMMERCE ET INVESTISSEMENT |
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Lettre de M. Mike Moore |
L'actuelle OMC possède déjà des dispositions limitées sur certains aspects commerciaux de l'investissement étranger. L'Accord sur les mesures concernant les investissements et liées au commerce (MIC) précise les dispositions du GATT interdisant les prescriptions gouvernementales obligeant les investisseurs à acquérir des intrants sur le marché local ou à vendre leurs productions sur le marché national, plutôt que de les exporter. L'Accord général sur le commerce des services (AGCS) comprend des règles relatives à l'établissement d'une “présence commerciale” par un fournisseur de services étranger sur un marché étranger. Mais, à l'heure actuelle, c'est principalement par la voie de traités d'investissement bilatéraux entre gouvernements que les règles sont appliquées aux investissements étrangers directs. La CNUCED estime à plus de 1 700 le nombre de traités d'investissement bilatéraux actuellement en application, outre quelque 1 900 conventions fiscales destinées à éviter la double imposition. Traditionnellement, la plupart de ces traités ont été signés entre des pays développés et des pays en développement mais depuis peu le nombre de traités d'investissement bilatéraux entre pays en développement est en augmentation. Pour la Conférence ministérielle de Doha, plusieurs pays développés et pays en développement Membres de l'OMC appuient des propositions — similaires à celles qui ont été présentées à la Conférence ministérielle de Seattle — recommandant qu'une décision soit prise en vue d'engager des négociations sur un accord de l'OMC concernant l'investissement étranger direct. Ils font valoir que le régime international existant des traités d'investissement bilatéraux et des accords d'investissement régionaux prête à confusion. Ils affirment qu'un accord de l'OMC créerait un environnement stable et non discriminatoire qui permettrait d'accroître les flux d'investissement. Ces Membres ont précisé que l'accord qu'ils proposent de négocier au sein de l'OMC n'a aucun lien avec l'Accord multilatéral sur l'investissement de l'OCDE: dans le cadre de l'OMC, les négociations partiraient de zéro. En même temps, de nombreux pays en développement ont indiqué qu'ils s'opposaient à une négociation sur cette question à l'OMC, du moins pour le moment, et qu'ils préféraient poursuivre les travaux d'analyse et d'étude au Groupe de travail. Ils affirment que les traités d'investissement bilatéraux existants prévoient déjà une protection juridique appropriée pour les investissements, et se demandent si un accord de l'OMC permettrait bel et bien un accroissement des flux d'investissement. Ils se disent préoccupés par le fait qu'un accord multilatéral imposerait de nouvelles obligations aux pays en développement, tout en limitant leur capacité d'aligner les entrées d'investissements sur les objectifs de développement nationaux. Reflétant ces divergences de vues, le projet de Déclaration ministérielle paru le 26 septembre 2001 contient deux options en ce qui concerne la décision qui pourrait être prise à Doha sur la nature des travaux futurs sur l'investissement à l'OMC:
ou
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