
Table des matières
> Lettre de M. Pascal Lamy
> Programme de Doha pour le développement
> Agriculture
> Coton
> Commerce des services
> Accès aux marchés pour les produits non agricoles
> Propriété intellectuelle (ADPIC)
> Facilitation des échanges
> Règles: antidumping, smc y compris les subventions
aux pêcheries
> Règles: accords commerciaux régionaux
> Règlement des différends
> Commerce et environnement
> Petites économies
> Commerce, dette et finances
> Commerce et transfert de technologie
> Coopération technique
> Pays les moins avancés
> Traitement spécial et différencié
> Mise en œuvre
> Commerce électronique
> Membres et accessions
> Membres de l'OMC
> Bananes
> Statistiques: Textiles et vêtements
> Quelques faits et chiffres
> Comprendre le jargon: Groupements de pays
> Comprendre le jargon: Guide informel de la terminologie de l'OMC
|

Le mandat de Doha haut de page
Le mandat établi par la Déclaration de Doha
en ce qui concerne l'Accord antidumping et l'Accord sur les subventions
de l'OMC est le suivant:
“Au vu de l'expérience et de l'application
croissante de ces instruments par les Membres, nous convenons de négociations
visant à clarifier et à améliorer les disciplines prévues par les Accords
sur la mise en œuvre de l'article 6 du GATT de 1994 (Accord antidumping)
et sur les subventions et les mesures compensatoires, tout en préservant
les concepts et principes fondamentaux ainsi que l'efficacité de ces
accords et leurs instruments et objectifs, et en tenant compte des
besoins des participants en développement et les moins avancés. Dans
la phase initiale des négociations, les participants indiqueront les
dispositions, y compris les disciplines concernant les pratiques ayant
des effets de distorsion des échanges, qu'ils cherchent à clarifier
et à améliorer dans la phase ultérieure. Dans le contexte de ces négociations,
les participants viseront aussi à clarifier et à améliorer les disciplines
de l'OMC concernant les subventions aux pêcheries, en tenant compte
de l'importance de ce secteur pour les pays en développement. Nous
notons que les subventions aux pêcheries sont également mentionnées
au paragraphe 31.”
Depuis lors … haut de page
Pendant la première phase des négociations,
les participants ont indiqué quelles dispositions des deux Accords de
l'OMC ils souhaitaient clarifier ou améliorer au cours de la phase suivante.
Sur la base des 141 communications présentées, la plupart sur l'Accord
antidumping, le Président a publié une compilation des questions et propositions.
Durant la deuxième phase, après Cancún, le Groupe a commencé à se réunir
en sessions informelles afin d'examiner des “propositions détaillées”
plus précises et plus spécifiques. Les échanges francs et approfondis
ont donné au Groupe une idée plus claire des objectifs poursuivis par
les auteurs des propositions, tout en fournissant à ceux-ci des indications
précieuses sur les propositions susceptibles ou non de recueillir un
large soutien. Au printemps 2005, le Président a lancé la troisième phase
des négociations en ajoutant des consultations bilatérales et plurilatérales
pour un examen rigoureux des textes juridiques des amendements qu'il était
proposé d'apporter aux accords pertinents. Il a également établi un groupe
technique ouvert à tous les participants pour travailler sur un questionnaire
antidumping standard. Un tel questionnaire pourrait réduire de façon
importante les coûts et accroître la prévisibilité tant pour les autorités
chargées des enquêtes que pour les exportateurs.
Antidumping
Plus de 2 600 enquêtes antidumping ont été ouvertes
depuis la création de l'OMC en 1995. Le nombre d'enquêtes antidumping
est passé de 157 en 1995 à 364 en 2001 puis est retombé à 213 en 2004.
Pour chaque année de la période 1995-2004, les pays en développement
ont été les premiers utilisateurs de cet instrument de défense commerciale.
Durant l'ensemble de cette période, les pays en développement (plus quelques économies
en transition) ont mené 1 639 enquêtes de ce type, contre 1 008 pour
les pays développés.
Un certain nombre de Membres estiment que l'Accord
antidumping existant devrait être amélioré afin de remédier à ce qu'ils
considèrent comme une application abusive des mesures antidumping, dont
témoigne selon eux le nombre important d'actions antidumping imposées
chaque année et le nombre croissant de différends soumis à l'OMC dans
ce domaine. Un groupe informel de 15 participants (Brésil; Chili; Colombie;
Costa Rica; Hong Kong, Chine; Israël; Japon; Mexique; Norvège; République
de Corée; Singapour; Suisse; Taipei chinois; Thaïlande; et Turquie),
qui s'est baptisé les “Amis des négociations antidumping”, a présenté de
nombreuses propositions visant à renforcer les disciplines régissant
la conduite des enquêtes antidumping.
|
Ouverture d'enquêtes
antidumping
(1995-2004)
|
| 1. Indie |
399 |
| 2. États-Unis |
354 |
| 3. CE |
303 |
| 4. Argentine |
192 |
| 5. Afrique du Sud |
174 |
| 6. Australie |
172 |
| 7. Canada |
133 |
| 8. Brésil |
116 |
| 9. Chine |
99 |
| 10. Turquie |
89 |
|
Membres visés par des enquêtes antidumping
(1995-2004)
|
| 1. Chine |
412 |
| 2. CE-15 |
400 |
| 3. Corée |
207 |
| 4. États-Unis |
151 |
| 5. Taipei chinois |
146 |
| 6. Japon |
117 |
| 7. Inde |
107 |
| 8. Indonésie |
107 |
| 9. Thaïlande |
99 |
| 10. Russie |
94 |
Les États Unis ont souligné qu'il était important
de faire en sorte que les actions antidumping, comme les mesures compensatoires
d'ailleurs (mesures d'urgence — généralement des droits — appliquées
pour compenser le dommage causé par des importations subventionnées),
demeurent un moyen efficace de remédier aux pratiques commerciales déloyales.
Ils ont proposé plusieurs amendements aux règles régissant l'antidumping
et les mesures compensatoires.
Les pays en développement sont actifs dans les
négociations, pas seulement en tant que coauteurs des propositions des
Amis des négociations antidumping. Leurs communications et interventions
reflètent des intérêts variés — certaines visent à limiter au maximum
les coûts et les charges pour les administrateurs étant donné les contraintes
au niveau des ressources, d'autres visent à renforcer les disciplines
ou à élaborer des règles lorsqu'il n'y en a pas, et d'autres encore ont
trait à l'article 15, “Pays en développement Membres”. D'ailleurs,
“rendre opérationnel” l'article 15 était une des questions
de mise en œuvre renvoyées
au Groupe de négociation.
Subventions
Bien que les Membres aient été moins actifs
dans ce domaine que dans celui des mesures antidumping, les travaux concernant
l'Accord sur les subventions et les mesures compensatoires ont progressé de
manière continue. Plus de 20 participants ont identifié des problèmes
liés à cet accord. En octobre 2005, le Groupe était saisi de dix “propositions
détaillées” sur l'Accord, cinq concernant les disciplines relatives aux
subventions et cinq concernant les questions de calcul des subventions
pour les mesures compensatoires.
S'agissant des subventions aux pêcheries,
un autre groupe informel de Membres, qui s'est baptisé les “Amis
du poisson”
(incluant l'Australie, le Chili, l'Équateur, les États Unis, l'Islande,
la Nouvelle Zélande, le Pérou et les Philippines), indique que les subventions
au secteur des pêcheries — qui selon les estimations représentent
de 14 à 20,5
milliards de dollars par an, soit 20 à 25 pour cent des revenus — ont
entraîné une surcapacité et une surpêche. Ce groupe fait valoir que, étant
donné les caractéristiques particulières du secteur, les subventions
aux pêcheries causent un dommage commercial — sous forme d'un épuisement
des stocks qui limite l'accès d'autres participants à la ressource —
qui ne peut pas être traité par les disciplines prévues actuellement
dans l'Accord sur les subventions.
Le Japon, la République de Corée et le Taipei
chinois, quant à eux, ont exprimé leur scepticisme quant au lien entre
subventions et surpêche. Ils font valoir que l'épuisement des stocks
de poissons est principalement dû à une gestion inappropriée des ressources
halieutiques.
Le thème des discussions a beaucoup évolué depuis
le début du Cycle: il ne s'agit plus de savoir s'il y aura des disciplines
mais quelle sera l'approche adoptée pour ces disciplines et leur structure.
Les tenants de disciplines plus fortes préconisent une large interdiction
de la plupart des subventions accordées au secteur des pêcheries, à quelques
exceptions près. Par contre, d'autres participants sont favorables à une
approche qui interdirait une liste convenue de subventions particulières
aux effets préjudiciables identifiés.
Une autre question soulevée durant les négociations
est celle de savoir si, et dans l'affirmative comment, de nouvelles disciplines
devraient viser les subventions à l'aquaculture. À en juger par les discussions
tenues à ce jour, les participants pourraient conclure qu'il n'est pas
nécessaire d'inclure l'aquaculture dans le champ d'application des nouvelles
disciplines, notamment parce que les règles existantes de l'Accord SMC
pourraient être directement appliquées à ce secteur.
Le Groupe a également examiné le traitement
spécial et différencié pour les pays en développement. Le Brésil a présenté une
proposition concernant des disciplines différenciées et de règles de
transition pour les subventions aux pêcheries des pays en développement.
En outre, un certain nombre de petits États côtiers (Antigua-et-Barbuda,
Barbade, Fidji, Grenade, Guyana, Îles Salomon, Jamaïque, Papouasie Nouvelle
Guinée, République dominicaine, Saint Kitts-et-Nevis, Sainte Lucie et
Trinité et Tobago) ont présenté une proposition conjointe dans laquelle
ils demandent à bénéficier de larges exemptions dans le cadre des nouvelles
disciplines, quelles qu'elles soient, soulignant l'importance des pêcheries
pour leur économie ainsi que la nature artisanale et la petite taille
de ce secteur dans leur pays.
Le mandat de Doha concernant les négociations
sur le commerce et l'environnement (paragraphe 31 de la Déclaration)
indique que les subventions aux pêcheries entrent dans le cadre des négociations
sur les “règles”.
|
Leading Exporters
and Importers of Fishery
Commodities, 2002 (US$1,000)
|
| 1. Chine |
4,485,274 |
1. Japon |
13,646,050 |
| 2. Thaïlande |
3,676,427 |
2. États-Unis |
10,065,328 |
| 3. Norvège |
3,569,243 |
3. Espagne |
3,852,942 |
| 4. États-Unis |
3,260,168 |
4. France |
3,206,511 |
| 5. Canada |
3,035,353 |
5. Italie |
2,906,007 |
| 6. Danemark |
2,872,438 |
6. Allemagne |
2,419,534 |
| 7. Viet Nam |
2,029,800 |
7. Royaume-Uni |
2,327,559 |
| 8. Espagne |
1,889,541 |
8. Chine |
2,197,793 |
| 9. Chili |
1,869,123 |
9. Corée |
1,861,093 |
| 10. Pays-Bas |
1,802,893 |
10. Danemark |
1,805,598 |
|
Source: FAO
|
Pour Hong Kong haut de page
Les participants aux négociations ont exprimé diverses
opinions sur la façon de tirer le meilleur parti de la Conférence ministérielle
de Hong Kong pour faciliter l'aboutissement de ces négociations.
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Autres informations:
> Négociations sur
les règles
> Déclaration de Doha
> Déclaration
de Doha expliquée
> Pour en savoir plus sur: Les
mesures antidumping, Les
subventions et les mesures compensatoires
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